Call for papers

 

Troverete qui call e richieste di contributi di istituzioni e comitati scientifici, a livello internazionale.

 


Danse et textualités : qu’est-ce qui fait texte en danse ?

les 24 et 25 juin 2021, au Centre national de la danse – CND (Pantin)

Cette rencontre scientifique, organisée par l’Atelier des doctorants en danse, sera consacrée aux relations entre danse et littérature : comment les outils issus de l’analyse littéraire peuvent-ils informer, voire renouveler l’étude des pratiques textuelles et scripturaires développées à partir de et pour la danse ? En raison de la situation sanitaire, il est possible que la tenue de ce colloque soit repoussée et/ou qu’il soit repensé sous une forme numérique.

Propositions à envoyer avant le 4 avril 2021.

Si ce colloque a pour but de faire se rencontrer les études en danse et les études littéraires, son objet s’attachera plus précisément à examiner les multiples acceptions et manifestations des textualités en danse. Il s’agira de porter un regard analytique et critique sur les diverses opérations menées par les activités de recherche, de réflexion et de création artistique pour se saisir du texte comme objet et outil commun à de nombreuses pratiques d’écritures littéraires et gestuelles.

À cet égard, nous nous intéresserons à la manière dont se répondent diverses approches – analyse de discours et de texte, outils stylistiques, analyse du mouvement et des œuvres chorégraphiques, pratiques d’entretien – qui nourrissent l’étude de corpus situés à l’intersection de ces champs disciplinaires : écrits de danseurs, essais, textes critiques, scénarios ou « scores » qui fournissent un canevas à la composition chorégraphique ou sont directement intégrés à l’œuvre scénique. Parce qu’ils apparaissent comme un questionnement de recherche et de création récurrent, nous souhaiterions interroger ici la déclinaison de ces passages – du geste dansé à l’écriture textuelle, des méthodologies littéraires aux études en danse – afin de mettre au jour les opérations et les démarches par lesquelles nous procédons pour organiser la rencontre de ces diverses perspectives. 

De ces interrogations émerge un premier axe de réflexion, focalisé sur les questions d’écriture et de textualités, qu’il semble aujourd’hui nécessaire de soumettre à la problématisation dans un champ chorégraphique nourri par des pratiques notationnelles, compositionnelles et scripturaires qui mobilisent ces termes sous diverses acceptions. D’une part, nous pouvons les appréhender selon une logique scripturale, afin d’envisager les opérations de mémorisation et de conservation, mais aussi de transmission et d’élaboration des savoirs dont elles participent. Cependant, l’écriture comme outil de codification et de rationalisation[1] se heurte à des expériences langagières qui privilégient la vocalisation et la parole, aussi bien à travers l’expérience somatique qu’à son sujet, tant sur scène qu’hors scène. Partant, peut-on comprendre l'écriture de et pour la danse comme productrice de récits et de fictions, et dès lors envisager le mouvement lui-même comme narration et énonciation potentielles ?

Il conviendra de s’interroger sur la manière dont les danseurs s’emparent de ces notions particulièrement transversales d'écriture, de parole et d'énonciation – qu’il s’agisse de souscrire à l’imaginaire littéraire qu’elles véhiculent ou d’en façonner de nouvelles appropriations, notamment au travers et à partir des pratiques textuelles et scripturaires qui émergent dans le champ de la danse[2]. Quels sont la place, le statut et les fonctions du texte en danse, tour à tour ferment d’imaginaire, matériau créatif ou concept métaphorique et inducteur de nouvelles pratiques ? Comment se définit-il dans ce contexte et quelles valeurs lui sont associées ?

Cette première piste de réflexion invite ainsi à des communications mettant en avant une présentation réflexive et méthodologique d’une recherche, dans lesquelles l’analyse d’un corpus viendrait illustrer les questions et les démarches mobilisées par le chercheur face à son objet d’étude. Quelles sont la pertinence et la finalité de l’usage des outils littéraires (qu’ils appartiennent à des démarches strictement formalistes, ou bien plutôt sociologiques et anthropologiques) face aux textualités propres aux pratiques de danse ? Conservent-ils leur potentiel analytique, ou ces opérations de transfert mettent-elles en lumière leur malléabilité et leur indétermination ?

D’autre part, nous interrogerons le statut du texte en danse, ainsi que sa possible indépendance lorsqu’il se distingue des pratiques chorégraphiques tout en y demeurant étroitement lié par des phénomènes d’intermédialité. Comment s’opère le passage du mouvement à l’écriture, ou des mots aux gestes, et de quels outils d’analyse littéraire dispose-t-on pour étudier cette transposition ? En somme, comment ces objets textuels peuvent-ils être approchés avec une sensibilité littéraire qui leur est parfois déniée ?

Nous questionnerons ici les spécificités des différentes formes de traces écrites de la danse (critiques chorégraphiques, notes d’intentions, récits et fictions d’artistes, etc.). Peut-on les traiter pareillement et avec les mêmes outils que tout texte littéraire ? Dans une temporalité inverse, l’écriture peut préexister à la danse, le texte acquérant alors le statut d’une étape préalable à la chorégraphie. De là, quelles pratiques de lecture littéraire peuvent être mobilisées pour étudier des textes plutôt destinés à une lecture chorégraphique, voire à une transmission orale par les pratiques de mise en voix ?

Finalement, cette étude des complémentarités et des continuités entre texte et danse nous conduira à examiner le déplacement de l’artiste d’une pratique à une autre. Si la danse peut être mise en mots, et ainsi tendre vers la littérature, comment le statut des auteurs de textes de danse détermine-il la lecture que l’on en produit ?

Cette rencontre est donc volontairement ouverte à une multitude d’objets de recherche, afin de repenser ensemble les outils et démarches dont nous disposons pour nous emparer de ce qui fait texte en danse, et ce quel que soit notre ancrage disciplinaire.

Références indicatives

Consulter la liste des références indicatives sur docdanse.hypotheses.org :          

https://docdanse.hypotheses.org/2023.

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Membres du comité scientifique :

Laurence Corbel, maîtresse de conférences, Pratiques et Théories de l’art contemporain, université Rennes 2.
Clément Dessy, chercheur qualifié FNRS et maître d’enseignement à l’Université libre de Bruxelles (Philixte).
Alice Godfroy, maîtresse de conférences, Centre Transdisciplinaire d’Épistémologie de la Littérature et des arts vivants (CTEL), université Côte d’Azur.
Philippe Guisgand, professeur des Universités, Centre d’Étude des Arts Contemporains, Université de Lille.
Magali Nachtergael, professeure des Universités, TELEM - Modernités, Université Bordeaux-Montaigne.
Lucille Toth, Assistant Professor, French and Italian department, The Ohio State University-Newark.

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Modalités de soumission

L’Atelier des doctorants en danse souhaite favoriser la pluridisciplinarité. Tous les jeunes chercheurs ayant pour objet de recherche la danse, les pratiques chorégraphiques, et/ou les pratiques textuelles sont invités à soumettre une proposition de communication.

À travers un premier document anonyme, contenant :

  • un titre de communication
  • une proposition de 1 500 signes maximum
  • une synthèse de communication de 400 signes maximum

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Et un second document contenant :

  • une biographie de 400 signes maximum
  • votre/vos discipline(s), votre sujet et année de thèse, le nom de votre/vos directeur(s) de recherche ainsi que votre/vos université(s) et laboratoire(s) de rattachement.

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Les informations demandées ci-dessus sont à fournir dans deux documents distincts.

Les soumissions sont à remettre pour le 4 avril 2020 à l’adresse suivante : doctorantsendanse@gmail.com

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Après réception, lecture et sélection des propositions par le comité scientifique, vous recevrez la réponse pour acceptation par courriel.

Une proposition du comité de l’Atelier des doctorants en danse :
Céline Gauthier, doctorante en danse et ATER à l’université Côte d’Azur.
Lucas Serol, doctorant en littérature comparée à l’université de Strasbourg et ATER à l’université Paris 8.
Plus d’informations sur l’Ateliers des doctorants : https://docdanse.hypotheses.org/


Appel à contributions: DANSE ET ÉDUCATION - N°11 REVUE RECHERCHES EN DANSE

Date limite: 15/05/2021

Numéro dirigé par Patrick Germain-Thomas et Joëlle Vellet

Argumentaire

Tout au long du XXe siècle, le développement de la danse moderne et contemporaine en Europe et aux États-Unis s’est accompagné d’une valorisation des liens entre création artistique et pédagogie, nourrie par les réflexions de nombreux artistes et de grands innovateurs – Émile Jaques-Dalcroze, Isadora Duncan, Ruth Saint-Denis, par exemple. Rudolf Laban, artiste et théoricien allemand, a mis l’accent sur la valeur éducative du geste et de la danse, en Allemagne dans l’entre-deux-guerres, puis en Grande Bretagne où il a joué un rôle moteur pour inscrire la danse au sein du système éducatif dans les années 1950[1]. Jacqueline Robinson, artiste chorégraphique française très engagée dans l’éducation populaire au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, s’inscrit dans la continuité de cette conception. Elle affirme le potentiel de la danse pour un épanouissement de la personne humaine dans toutes ses dimensions : « Les disciplines artistiques s’adressent à ce qu’il y a de plus profond et mystérieux en l’être humain […] et la danse plus profondément encore, car elle en est l’expression la plus intime et immédiate. Dans la formation, à qui que ce soit qu’elle s’adresse, il ne s’agit pas seulement de la transmission de savoirs et de savoir-faire. Il s’agit de toucher, de solliciter ou de développer l’esprit, considéré comme lieu et moteur des capacités intellectuelles et spirituelles, puis l’affectivité et, étroitement lié, l’imaginaire[2]. » Les propos de Françoise Dupuy, artiste dont le rôle a été déterminant pour l’inscription de la danse dans le monde scolaire en France, accompagnée de Marcelle Bonjour au niveau de l’Éducation nationale, dans le dispositif « danse à l’école », reflètent une même vision humaniste : « C’est sans doute l’une des actions dont je suis la plus fière : avoir réussi à mettre en place et à imposer une “Danse à l’école”, libre de toute codification arbitraire, mais riche d’exigences fondamentales. Étant entendu qu’il ne s’agit pas de faire de tous les enfants des danseurs mais de donner à tout enfant la possibilité d’aller au plus profond de son corps poétique, d’accueillir la richesse émanant de sa diversité et de la mettre directement en contact avec les œuvres chorégraphiques. L’enfant qui danse est celui qui invente sa danse. Il est celui qui regarde danser les autres. Il est celui qui entre dans la danse des autres[3]. » Ces propos sont révélateurs des multiples dimensions sur lesquelles les apports de la danse peuvent se déployer, à tel point que ce potentiel éducatif peut être perçu comme une dimension constitutive de la danse elle-même et de son rapport à la société dans son ensemble.

L’éducation artistique et culturelle, formulée en ces termes, apparaît dans les milieux de la culture et occupe une place croissante dans les réflexions sur l’évolution du système scolaire ainsi que dans les cahiers des charges des structures culturelles. Elle est reconnue comme un moyen possible pour rapprocher l’intelligence sensible et l’intelligence rationnelle et diversifier les moyens d’expression. Au début des années 2000 en France, la présentation du plan de cinq ans (Plan Lang/Tasca) pour le développement des arts et de la culture à l’école, élaboré conjointement par les ministères de l’Éducation nationale et de la Culture, est emblématique de cette conception : « L’intelligence sensible est inséparable de l’intelligence rationnelle. […] L’éducation artistique et culturelle apporte aux enfants une grammaire de la sensibilité capable de structurer leur corps, d’élever leurs esprits et d’aiguiser leur sens de la responsabilité[4]. » Un tel souci du corps et du sensible représente un atout pour la danse, qui a occupé une place conséquente dans le processus de construction des politiques d’éducation artistique et culturelle (EAC), notamment à travers l’expérience des partenariats entre danseurs et enseignants – dans le primaire et le secondaire, en éducation physique et sportive, dans le cadre des enseignements de spécialité danse au lycée, et dans d’autres matières. La construction de ces partenariats s’appuie progressivement sur un ensemble d’institutions spécifiques au secteur chorégraphique. Sur tout le territoire, une grande diversité d’acteurs exerce également des missions éducatives : les associations départementales de développement musique et danse, les Centres de développement chorégraphique nationaux (CDCN), les Centres chorégraphiques nationaux (CCN), les scènes conventionnées pour la danse, les compagnies de danse indépendantes. Pôle de ressources pour l’éducation artistique et culturelle en danse, le Centre national de la danse (CN D) joue aussi un rôle important au niveau national et au sein de son environnement local. La réflexion sur le métier de professeur de danse, dont témoigne la loi de 1989 sur l’enseignement, a également contribué à transformer non seulement l’enseignement de la danse mais aussi l’éducation des différents publics. Ne sont ici rappelés ou nommés que quelques-uns des aspects majeurs ou des acteurs qui jalonnent et colorent les relations entre danse et éducation.

Ce projet de numéro de la revue Recherches en danse, ancré sur les enjeux actuels de l’articulation entre danse et éducation et nourri par des recherches et des travaux théoriques présents en France et dans le monde, a pour ambition d’aborder cette thématique sous des angles très divers. S’il accorde une place importante à la danse à l’école et aux différentes formes de partenariats qu’elle implique avec des institutions artistiques et culturelles, il se situe dans une perspective résolument ouverte, qui s’étend au-delà des frontières du système scolaire stricto sensu. Il inclut tous les publics, tous les âges, tous les contextes, toutes les pratiques, toutes les institutions ayant pour mission de favoriser l’accès à la danse : le système scolaire mais aussi les écoles de danse, les conservatoires, les lieux de formation professionnelle ou d’autres domaines spécifiques – notamment le secteur médico-éducatif. Il peut porter sur toutes les périodes historiques et sur tous les espaces géographiques.

L’ouverture sur une grande diversité de contextes s’accompagne d’un parti pris résolument pluridisciplinaire, d’une volonté d’accueillir des propositions issues de tous les champs de recherche concernés par des questionnements sur la valeur éducative de la danse et ses conséquences sur son ancrage social : histoire des arts et de la danse, histoire culturelle, sociologie, sciences politiques, anthropologie, études de genre, philosophie, sciences de l’éducation, notamment.

De surcroît, les pratiques foisonnent d’expérimentations inventives et de grande qualité, qui sont souvent peu connues par l’ensemble des acteurs des mondes de la danse et très dépendantes des fluctuations des moyens attribués par les pouvoirs publics. C’est pourquoi, dans ce numéro de Recherches en danse, nous souhaitons favoriser la présence d’articles de natures différentes : non seulement des articles scientifiques répondant à des critères académiques mais également des témoignages de pratiques, des comptes rendus d’expériences, des explicitations de démarches pédagogiques ou de processus de médiation, des entretiens avec des artistes, des enseignants ou des médiateurs.

Axes proposés

Si elle peut s’appuyer sur des textes fondateurs et des travaux scientifiques conduits depuis près d’un demi-siècle, notamment en sociologie, en sciences de l’éducation et en esthétique, la réflexion sur les rapports entre danse et éducation reste encore à développer et à diffuser davantage au sein de la recherche académique. Le numéro 11 de Recherches en Danse a pour vocation d’établir un état des lieux aussi complet que possible des réalisations et des directions de recherche en cours, et de témoigner de la grande diversité et qualité des pratiques actuelles. Les différentes problématiques issues de la thématique « danse et éducation » pourront être abordées à partir de trois axes qui ne sont pas exclusifs les uns des autres. À titre d’exemple et sans prétendre à l’exhaustivité, différentes pistes de réflexion sont proposées à partir de ces trois axes.

1/ Contextes et publics

Il existe une grande diversité de contextes où les rapports entre danse et éducation sont présents : le système éducatif scolaire et universitaire, les cours de danse, le secteur de l’éducation spécialisée, la formation professionnelle, la médiation au sein des structures culturelles et artistiques (théâtres, CCN ou CDCN, compagnies de danse, par exemple). Toutes les pratiques concernant la danse dans une dimension éducative peuvent être prises en compte quels qu’en soient les styles ou les esthétiques, les ateliers autour des bals (d’enfants ou d’adultes), différentes pratiques d’improvisation, diverses danses proposées dans les activités de loisir, les pratiques en faveur de publics spécifiques dans des maisons de retraites, des prisons ou des hôpitaux, etc. Tous les publics peuvent être inclus dans les réflexions proposées : enfants, adolescents, jeunes ou adultes, personnes en situation de handicap. Les contributions peuvent aller au-delà du contexte occidental pour évoquer d’autres localités artistiques (africaines, sud-américaines, asiatique, notamment) au sein desquelles les acteurs élaborent des réflexions et pratiques autour de ces questions.

Les propositions d’articles peuvent mettre au jour les spécificités de l’un ou l’autre de ces contextes, notamment sur les plans institutionnel et organisationnel. Pour tous les projets ou actions présentés les propositions pourront aborder un ou plusieurs des aspects suivants :

  • les institutions concernées, leurs objectifs et leurs stratégies ; les acteurs concernés au sein de ces institutions, leurs attentes et leurs motivations ;
  • les moyens requis et mis en œuvre (humains, matériels, financiers) et les contraintes organisationnelles ;
  • les modalités concrètes de la construction des projets et actions, en relation avec la diversité des contextes et de leurs ressources ;
  • les spécificités des différents publics, les objectifs eu égard à ces spécificités et les résultats attendus.

2/ Pratiques et réflexivité (approches empiriques et théoriques)

Cet axe de réflexion est consacré à la présentation et l’analyse des modalités concrètes de l’action éducative conduite par les professionnels engagés – artistes, médiateurs, enseignants, éducateurs spécialisés. Il englobe les démarches pédagogiques et artistiques elles-mêmes, les méthodes et outils proposés et les conditions de leur mise en œuvre, en fonction des ressources humaines et matérielles disponibles. Il concerne également la question des apports de la danse, des différents domaines dans lesquels les effets de ces démarches et processus peuvent être observés. Un ou plusieurs des registres de questionnements suivants pourront être explorés, sans prétendre, ici encore, à l’exhaustivité :

  • les principes éducatifs mis en œuvre et leur confrontation à l’enseignement et à l’apprentissage en milieu scolaire, dans les pratiques de loisir ou dans la formation professionnelle ; les savoirs et savoir-faire transmis sur le plan artistique et pour le développement global de la personne ; les pensées et conceptions du corps qui sous-tendent les pratiques (technicité, expressivité, santé, recours aux méthodes somatiques, par exemple) ;
  • le cours de danse et l’atelier chorégraphique eux-mêmes, leur préparation et leur construction, les différentes approches de l’improvisation et la place qu’elles occupent, la place de l’imaginaire et de la créativité, les objectifs poursuivis ;
  • la confrontation aux œuvres chorégraphiques, la préparation et le suivi de la réception de ces œuvres, leur contextualisation sur des dimensions historiques, anthropologiques, techniques et esthétiques, la mise en place d’un débat, le potentiel de cette dynamique interprétative sur la formation de l’esprit critique de façon plus globale ;
  • la relation aux autres arts, aux influences ou emprunts dans les processus artistiques ou les enjeux de transmission, la transversalité et le dialogue entre différents langages artistiques, la musique, les arts plastiques, la littérature, le cinéma, la vidéo par exemple ;
  • les outils accompagnant la pratique (écrits, mallettes pédagogiques, outils numériques, par exemple), les modalités de leur conception individuelle ou collective, les conditions de leur emploi et l’évaluation des effets produits pour les publics concernés, le contexte institutionnel de leur développement ;
  • l’étude des modalités de construction et de mise en œuvre des partenariats entre les institutions et les acteurs des mondes de l’art chorégraphique et de l’éducation : la rencontre entre les artistes chorégraphiques et les professionnels de l’éducation (enseignants, éducateurs spécialisés, médiateurs), la confrontation de cultures professionnelles différentes, la répartition des rôles dans la préparation, la réalisation et l’évaluation des actions conduites, les conditions de réussite de ces partenariats ;
  • la réflexion sur les apports éducatifs de la danse : les différentes dimensions sur lesquelles ces apports peuvent être observés – corporelle, relationnelle et sociale, cognitive, culturelle et artistique – ; le rôle du corps dans les apprentissages et les modalités d’un transfert possible des aptitudes corporelles et mentales développées dans une pratique chorégraphique vers d’autres domaines d’apprentissage et d’autres formes d’expression (la lecture, l’écriture, la géométrie et les disciplines scientifiques, la citoyenneté, notamment) ; les compétences construites par les élèves à travers les expériences proposées en termes de pratiques de la danse, de créativité, de réception et d’interprétation des œuvres ; les compétences visées dans les programmes scolaires, notamment dans le cadre des options danse au lycée ; les capacités développées au-delà de la danse elle-même, les effets sur les aptitudes sociales et relationnelles du quotidien, ce qui est généré en termes de lien social, d’enjeux de mémoire, d’appropriation, de partage, d’invention ;
  • l’adaptation au contexte actuel, chargé de contraintes sanitaires qui bouleversent les habitudes et limitent les possibilités de mise en présence des corps qui sont au cœur des activités chorégraphiques ; l’invention, peut-être, de nouvelles formes de pratiques.

3/ Enjeux politiques et professionnels

Au-delà des limites inhérentes à l’évolution en dents de scie des moyens budgétaires alloués par les administrations concernées (culture, éducation, santé, politique de la ville, etc.), l’extension de la présence de la danse dans les institutions éducatives se heurte encore à des freins institutionnels, culturels et organisationnels. Le dépassement de ces freins implique la construction d’une argumentation en mesure de convaincre les décideurs politiques et administratifs. Dans cette optique, l’étude des modalités de l’évaluation des projets pédagogiques liés à a danse constitue un champ de réflexion crucial. Les processus d’évaluation aujourd’hui en œuvre sont principalement quantitatifs et ils sont sous-tendus par l’attention portée par les acteurs publics à l’équité de la distribution des ressources et à la couverture de l’ensemble des territoires et des populations. Mais les indicateurs ainsi employés comportent le risque de laisser dans l’ombre le contenu du travail réalisé et d’introduire des zones de flou dans l’objet même de l’évaluation. L’analyse de tels dispositifs et de leur impact représente un intérêt certain. Beaucoup de professionnels s’interrogent aujourd’hui sur ces modalités d’évaluation et, en particulier, sur l’opportunité d’un recours accru aux méthodologies qualitatives.

De surcroît, une réflexion sur les liens entre création et pédagogie dans le domaine chorégraphique s’accompagne de questionnements sur l’organisation de la vie professionnelle. En partant de l’hypothèse que la relation entre danse et éducation est une composante fondamentale de l’ancrage social de cet art, les analyses sur l’organisation de la vie professionnelle et sur le rôle des décideurs politiques à cet égard revêtent une grande importance. Ces analyses peuvent porter sur la réglementation et la gestion de l’enseignement, la définition des missions et objectifs des institutions en charge de la diffusion de la danse (Centres de développement chorégraphique nationaux, structures de diffusion dédiées à la danse et réseaux de programmation pluridisciplinaires), les aides aux compagnies chorégraphiques et la façon dont leur attribution prend en compte les activités pédagogiques et d’action culturelle (CCN, ballets d’opéra, compagnies indépendantes), les enjeux professionnels – évolution des métiers et des formes d’emplois des danseurs.

Ces trois axes et les pistes de réflexions qu’ils comprennent ne sont pas exhaustifs et les propositions de contributions peuvent se situer sur plusieurs des dimensions suggérées.

Modalités de contribution et calendrier

Ce numéro de Recherches en danse réservera une place à des contributions proposées par des professionnels engagés dans des pratiques éducatives liées à la danse, en complément des articles académiques.

Les articles peuvent donc prendre l’une des trois formes suivantes :

  • article scientifique ;
  • témoignage-explicitation de pratiques artistiques, pédagogiques ou de médiation ;
  • entretiens.

Les résumés de propositions de contribution sont à envoyer par courriel en fichier attaché à  revue@chercheurs-en-danse.com avant le 15 mai 2021.

Elles doivent comporter :

  • les nom, prénom, adresse courriel et éventuellement organisme de rattachement de l’auteur (ou des auteurs s’il y en a plusieurs) ;
  • le type de texte choisi parmi les trois possibilités : article académique, témoignage-explicitation de pratiques ou entretien ;
  • le titre de la proposition ;
  • un résumé de 4 000 à 5 000 signes environ (espaces compris) présentant de façon précise et détaillée le thème et le contexte abordés ainsi que les questionnements soulevés ;

La revue enverra systématiquement un accusé de réception suite à chaque proposition reçue dans un délai maximum de 15 jours.
Les décisions du comité éditorial seront communiquées aux auteurs début juillet 2021, au plus tard.
Les articles retenus seront à envoyer à la revue courant novembre 2021.

Format de l’article final

Les textes proposés, enregistrés sous Word (.docx) et d’une longueur comprise entre 20 000 et 40 000 signes (espaces et notes compris) ne doivent pas avoir été publiés auparavant dans d’autres supports.
Ils sont rédigés en langue française.
Pour être soumis à expertise, les articles doivent scrupuleusement respecter les normes typographiques de la revue (disponibles sur le site de Recherches en danse : https://journals.openedition.org/danse/778).

Indications aux auteurs

En publiant dans Recherches en danse, l’auteur accepte de céder son droit d’auteur. Il n'est pas rémunéré pour sa contribution. Toute republication intégrale doit faire l’objet d’une demande à la revue et elle est soumise à l’agrément du comité scientifique éditorial.


Inclusion and Intersectionality Symposium, 19-20 Nov, 2021
Society for Dance Research with C-DaRE, Coventry University and Candoco Dance Company

‘If we grapple with intersectionality as a provisional concept that enables us to live our struggle identities [sic] in a radically different way, eschewing the categorical, representational and political violence in and through which they have been forged to fragment, marginalize, and silence some subjects while exalting and empowering others, can we envision, on the horizon, an intersectional politics of coalition which intimates the decolonial “elsewheres” that all of us-on all sides of colonial divides – urgently need to imagine?’
(Anna Carastathis, 2016)

Intersectional thinking highlights the complex inequalities and matrices of domination, oppression and power relations that shape and inform everyday lives, global politics and the production of narratives and knowledge (Crenshaw 1991). Trajectories of lived experiences informed by racial politics, and dominant tropes of heteronormativity, ableism, patriarchy and capitalism (amongst many) meet at the crossroads or intersections of these matrices in which exclusions and opportunities run parallel with one another. 

This Symposium focuses on complex practices and processes of inclusion and exclusion at play within the fields of dance production, practice, participation and scholarship. It challenges dance makers, performers, organisations, academics, participants and students to consider how notions of inclusivity and accessibility are considered and performed in dance practice and research and to re-examine them in light of intersectional modes of thinking and doing. How does dance include and exclude? Whose voices are heard, in what way and in what manner – what stories do we see and how (and whose) bodies are mobilized and empowered through the practices we engage with, produce and promote? How are complex identities obscured in favour of dominant, normative characteristics such as whiteness, ability, maleness and straightness (for example)? How might intersectional thinking expose the “non-performativity” of institutional commitments to inclusion and diversity, which so often “do not bring into effect that which they name” (Ahmed, 2012: 119). 

For this symposium the Society for Dance Research will be joined by Candoco Dance Company and C-DaRE (Centre for Dance Research, Coventry University) who will present curated panels that interrogate the conference themes. Alongside these panels we are inviting a limited number of research papers, interactive workshops, lecture-demonstrations, or hybrid formats that particularly address one or more of the following:

  • How can intersectional thinking (and doing) transform dance practice and production?
  • How do practices and narratives of inclusion and diversity dialogue with intersectional ideas and concepts?
  • What future, inclusive modes of making, practising and researching dance might we envision?
  • How might ideas of intersectionality inform the ways in which we organize infrastructures and imagine dance futures?
  • What modalities of working, moving, collaborating, creating, researching and writing embody intersectional thinking?
  • What institutional and power structure does intersectionality challenge within the dance world?
  • To what extent do the inclusive policies and goals of our dance institutions – both in the industry and in the academy – support intersectional thinking and doing?
  • What productive dialogues can dance practice and research initiate between intersectionality and key social and political concerns of the current time?
  • What are the limits of intersectionality, as a term and a concept, which can appear as exclusive and overly academic? 

How to Apply:

Deadline for Proposals: Monday 31st May 2021 by 5.00 pm

To submit your proposal please send an abstract (300 words max) outlining your key ideas and preferred mode of presentation, technical and space / format  requirements and a biography (200 words max) to:

Ella Tighe: societydanceresearch@gmail.com

Paper presentations will be 20 mins in length, alternative formats (i.e. performances, lecture demonstrations, workshops) are also encouraged – please indicate your technical requirements.
The conference will have a maximum of 30 individuals attending in person and the remainder online.  Once the final presenter line-up has been agreed we will invite in-person attendance via the panels and individual applications.
Applicants will be notified of the outcome by Friday 2nd July 2021.

PhD  and early career researchers are particularly encouraged to submit proposals – there will be a dedicated session reserved for presenters from these groups curated by the Society for Dance Research.

This conference will be held in English and the organisers cannot provide simultaneous or consecutive translations. If you wish to present in a different language, please specify this in your proposal and make sure that your presentation is accompanied by an extended slide presentation in English. Also, please be aware that discussion sessions will be held in English, however some of the conference organisers speak Spanish, Italian, French, Dutch and Turkish and can assist during question and answer sessions – please indicate on your proposal if you require translation assistance.

Registration information will follow in due course – please note that, due to ongoing travel restrictions, in person participants / delegates numbers are limited to a maximum of 30 people. Online attendance will be facilitated via Zoom.

Black Lives Matter – Solidarity Statement

The Executive Committee of the Society for Dance Research wishes to express solidarity with the Black Lives Matter movement and people of colour around the world suffering under structures of systemic racism, white supremacy, inequality and oppression.

We recognise we have further work to do to embed anti-racist practices in our work to advance the field of dance research. As a starting point, we commit to prioritising the work of dance scholars of colour for funding and support and to addressing underrepresentation on the Executive Committee. We welcome any suggestions for action from members and others who engage with the Society through different channels.

The Executive Committee of the Society for Dance Research

References:

Ahmed, Sara (2012) On Being Included: Racism and Diversity in Institutional Life, Durham and London: Duke University Press.
Carastathis, Anna (2016) Intersectionality: Origins, Contestations, Horizons, Lincoln: University of Nebraska Press.
Crenshaw, Kimberlé ‘Mapping the margins: Intersectionality, Identity Politics, and Violence against Women of Colour’, Stanford Law Review 43.6 (1991) pp. 1241-99.


Call for Papers A Special Issue of Dance Chronicle: Critical Institutional Studies

Edited by Olive Mckeon and Clare Lidbury
Deadline for submissions: June 1, 2021 
Contact email:  omckeon@smith.edu,  C.Lidbury@wlv.ac.uk 

We will be editing a special issue of the journal focused on the systematic inquiry into the workings of dance institutions. “There is more to dance than meets the eye,” as Sally Banes began the introduction to a sequence of articles within a 2002 issue of  Dance Chronicle titled, “Where They Danced: Patrons, Institutions, Spaces.” Banes noted that this collection of articles explored what she called “critical institutional studies,” or research that considers the institutions and patrons that form the conditions of possibility for dance practices. Nineteen years later, we wish to return to the questions that Banes posed and to reflect on how dance studies has developed frameworks for the political economic analysis of dance in the last two decades. Banes cited the influence of institutional critique in the visual arts, the rise of museum studies as well as “a long tradition of left-wing art criticism—especially Marxist criticism” on emerging inquiries in dance studies. We invite contributions addressing the institutional location and economic context of dance practices from a range of genres, time periods, and geographic locations. Articles may address, but need not be limited to, subjects such as: 

  • How does access to money, space, and time influence choreographic aesthetics?

  • How do artists of color navigate the agendas of white funders?

  • How do artists in post-colonial contexts navigate funding sources from former colonial powers?

  • How can the widespread circulation of diversity, equity, and inclusion discourses be deepened or challenged in light of their institutional functions?

  • How can practices of “institutional critique” in the visual arts inform dance practices and research?

  • How can methodologies of “workers inquiry” provide insight into labor struggles within educational dance departments and cultural organizations?

  • What can the perspectives of part-time and contingent workers illuminate about institutional politics?

  • How have dance venues positioned themselves in relation to urban redevelopment, gentrification, and land use struggles? 

  • How have dance institutions been erected from different sources of money—for example, public funding, private funding, land rent, surplus value, debt, accumulated wealth from chattel slavery?

  • How are dance funding and university endowments imbricated with fossil fuel investments and energy infrastructure?

  • What roles have clients, johns, and sexual patrons played in the economic structure of dance institutions (Paris Opera, for example)?  

  • What are the merits of different theoretical frameworks (e.g., Marx, Adorno, Bourdieu, Foucault, Moten/Harney) for critical institutional studies?

  • What forms of lateral power exist within cultural and educational institutions for dance?

  • How can abolitionist politics inform the analysis of dance institutions?

Submission Instructions: All manuscripts will receive double-blinded anonymous peer review. Manuscripts, 6,000–10,000 words in length (inclusive of footnotes and endnotes), may be submitted any time before June 1, 2021.  Dance Chronicle follows the Chicago Manual of Style. Please submit manuscripts through the Taylor & Francis Submission Portal. 

Weblink to CFP --  Dance Chronicle: Critical Institutional Studies at  bit.ly/CriticalInstitutionalStudies